Catégorie : Vie de l’association

  • Mentions légales

    Ce site est édité par Artistes 100 Frontières, association loi 1901, déclarée le 31 juillet 2015 à la Préfecture de Police de Paris sous le numéro W751230334 (code APE 94.99Z). Siret : 824 911 408 00014.

    Il est hébergé par OVH.

  • Actualités

    May B voyage en Tunisie

    Juin 2022

    L’association Artistes 100 Frontières et l’association Ness El Fen associent leurs forces et moyens pour un projet de transmission de la pièce la plus emblématique de la danse contemporaine française « May B » de la chorégraphe Maguy Marin.

    C’est une relation privilégiée entre deux chorégraphes, Sihem Belkodja et Maguy Marin qui permet d’initier ce magnifique projet de transmission pour de jeunes danseurs tunisiens. Elle est transmise par un danseur tunisien actuellement danseur régulier de la Cie Maguy Marin et anciens de l’école Belkodja. 

    Le projet se déroule en deux parties : 

    • la première se déroulant en Tunisie sur une période de six semaines,
    • la seconde d’une semaine dans le lieu de travail de la compagnie Maguy Marin Ram Dam à Sainte-Foy-Lès-Lyon.

    Les jeunes danseurs tunisiens et leurs accompagnateurs sont entièrement pris en charge (voyages, hébergement et nourriture sur la période en France…). Cette dernière semaine se ponctuera par une série de représentations au public qui fréquente l’équipement.

    Artistes 100 frontières finance la quasi-intégralité du projet. 

    A propos de l’œuvre : 

    « May B », créé en 1981 par Maguy Marin, durée 1h30

    10 interprètes, musiques originales Franz Schubert, Gilles de Binche, Gavin Bryars

    May B est un récit lointain, reculé, surgi d’un temps sans époque, d’une vie sans ordre ni mesure, d’une tension enfouie dans les rêveries de l’étrange, sans mémoire, sans histoire. La force et la puissance de May B tient dans la capacité de raconter des histoires de brisures constitutives, de mises au monde et d’enfance, de grognements et de hurlements aboutissant dans l’arc de son récit — anti-théâtral par son extrême théâtralisation — à la reconstitution d’une parade parfaitement expressionniste. C’est une fable matricielle du corps et des corps-à-corps qui met en jeu, dans son opposition à la narration, la forme des errances par des continuités qui enfantent et laissent surgir le dionysiaque comme manière de façonner la continuité d’émotion et de commotion rattrapées par la queue endiablée de l’humour. May B sait inscrire, dans l’invention d’une forme lyrico-grotesque, le renouvellement de ce quelque chose qui est « danser », en gardant devant soi tous les possibles dont « danser » lui-même dispose, les replaçant comme un jeu qui pousse jusqu’à traîner la danse dans la danse. Et le voyage par lequel s’achève l’action rassemble dans quelques valises la rouille de l’histoire de chacun partant vers une destination sans destin, comme la litanie finale, répétée à l’infini dans un bredouillement plaintif, recolle et redistribue toutes les cassures : les danseurs renvoient à chacun des spectateurs l’image rêveuse des Eldorados et des Terres promises, ainsi que les solutions possibles d’une histoire qui noie toute détresse. 

    En savoir plus sur la compagnie Magui Marin


    Une master-class de Pedro Pauwels

    Janvier 2022

    Pedro Pauwels, danseur et chorégraphe, est une figure reconnue de la scène contemporaine. Outre la production d’un riche répertoire, il œuvre depuis plus de 30 ans pour développer et transmettre la danse contemporaine. C’est à ce titre qu’il a accepté l’invitation d’Artistes 100 Frontières pour animer un master class à Djerba du 22 au 26 décembre 2021. Une dizaine de jeunes danseurs ont ainsi pu participer à cette formation.

    « Durant ce séjour, j‘ai travaillé à la recherche de matériaux chorégraphique pour le projet de duo autour de la notion « D’amour » proposée par Syhem Belkodja, j’ai plus particulièrement travaillé avec deux danseurs, à l’issue de ces 3 jours de travail, une ébauche de 7 minutes a été réalisée.

    Cette ébauche a été retravaillée par la suite par un autre chorégraphe et le travail finalisé présenté durant les soirées à l’opéra de Tunis consacrée à la thématique de l’amour.

    J’ai rencontré des danseurs à l’écoute, investis, en quête de nouvelles rencontres et expériences chorégraphiques ».

    Pedro Pauwels


    Covid-19

    Avril 2019

    En raison du confinement généralisé et des mesures sanitaires mondiales, l’activité de l’association est fortement réduite jusqu’à nouvel ordre. Nous apportons tout notre soutien à chacun et chacune dans cette épreuve. 


    Crossing the line

    Octobre 2018

    Artistes 100 frontières a apporté son concours en ingénierie culturelle à Syhem Belkhodja dans le cadre de sa performance présentée au FIAF (French Institute – Alliance Française à New-York) en octobre 2018.

    Un projet présent dans le cadre de BRIDGING: An International Dialogue on Diversity and Inclusion in the Arts, soutenue par l’Edmond de Rothschild Foundations

  • هدف الرّابطة

    فنّانين بلا حدود

    تهدف هذه الرابطة حرية الفنانين المبدعين في العالم، وخاصة في بلدان المغرب العربي، وبالأساس تونس. ويهدف .البرنامج إلى تطوير شبكة واسعة من الدعم لهذه القضية

    : هدف الرّابطة

    دعم و تطوير الفن في بلدان المغرب –

    تعزيز و دعم حرّيّة الإبداع و التّعبير في الفن بشتّى مجالاته –

    -الكفاح ضدّ وقف القوانين و اللّوائح المعرقلة لتقييد حريّة الإبداع في الفن –

    رفع مستوى الوعي لقضايا حريّة الإبداع –

    تشجيع و تدعيم للّقاءات بين الفنّانين و العاملين في الثّقافة و الأكادميّين حول العالم لحريّة الإبداع الفنّي

     

  • EL Fabrica

    Les attentats du Bardo, de Sousse et plus largement dans le monde, questionnent sur le vivre ensemble. La transition postrévolutionnaire dans laquelle est engagée la Tunisie tend à démontrer que des fortes tensions menacent la stabilité du processus de démocratisation. La jeunesse tunisienne de régions intérieures est laissée en marge du progrès créant autant d’appels d’air à la radicalisation, faute d’avenir meilleur. Conjuguée au chômage, qui s’élevait en moyenne en 2016 à 15,6 % au sein de la population active et 23,1 % chez les femmes, cette situation explique le nombre de départs massifs de jeunes au sein de l’organisation terroriste Daesh.

    Fort de son expérience et de son engagement en faveur de la jeunesse, Ness El Fen a élaboré en 2016 « El Fabrica, un passeport pour la vie » pour contrer le développement de Daesh qui « propose un passeport pour la mort ». L’ambition est de redonner une dignité, de l’espoir et un socle éducatif à ces jeunes filles et jeunes garçons déscolarisés, demandeurs d’emplois ou salariés précaires afin de les éloigner de la déliquescence et des extrémismes religieux. Pendant 6 mois, Ness El Fen a ainsi expérimenté un dispositif de création artistique. Après avoir auditionné plus de 1000 danseurs, 10 jeunes dans 10 régions du sud du pays ont été sélectionnés et ont bénéficié d’ateliers de pratique artistique. L’objectif était de faire travailler ces 100 jeunes sur le rapport au corps (rapport avec soi-même et au monde), leurs rapports aux autres (place de la mixité) afin de les émanciper de leur déterminisme social.

    Par son immersion dans le monde de la danse, le jeune acquiert ainsi des valeurs, des savoir être et des savoir-faire propres au monde du travail : le respect des horaires et des délais, le travail en équipe, autant d’atouts indispensables à maitriser pour entrer de plain-pied dans la vie active. Le projet artistique permet également d’appréhender la réalité de secteur d’activité qu’est le spectacle vivant : la technique (aménagements du plateau…), l’administratif (la circulation des compagnies…) et bien sur l’artistique.

    Le projet permet également aux jeunes d’un même groupe de se rencontrer, d’échanger, et d’apprendre à créer ensemble, au-delà de leurs différences. Il contribue ainsi à l’ouverture des jeunes au monde qui les entoure et permet de les sortir de leur enfermement : d’abord à l’échelle du groupe, puis dans leur région, en tant « qu’ambassadeur » auprès d’autres jeunes. Ces 10 groupes ont travaillé chacun en autonomie pendant 6 mois : les plus assidus se sont rendus à Tunis en mai 2016 pour présenter et confronter leur travail face à un vrai public lors de « Tunis Capitale de la Danse » où des prix leurs ont été remis. A travers la pratique de pièces chorégraphiques étrangères, un dialogue interculturel s’est initié, notamment avec les danseurs ou chorégraphes venus spécialement en Tunisie. Ces jeunes ont pu retrouver confiance en eux et dans leurs propres capacités d’action : ils ont à leur tour organisé un festival, créer un studio de danse ou de musique.

    Fabrica à Tunis Capitale de la Danse 2016 from EDAC Tunisie on Vimeo.

    Enregistrer

  • Our projets

    Artistes 100 Frontières pursues two objectives:

    • Rooted in the cultural sector; the support of artistic creation in countries where culture is
    • A broader goal that aims to transform cultural initiatives into a stabilization and

     

    How to achieve these objectives?

    To achieve these objectives, Artistes 100 Frontières will:

    • Create a far-reaching movement of support in public opinion and more specifically in French
    • Encourage exchanges and mobility by launching a « sponsorship » between artists;
    • Raise awareness and influence (politician, journalists, academics, bloggers, entrepreneurs
    • Mobilize both public and private funding (French and European) to support a program of
    • Become whistleblowers for freedom of expression and the freedom of artists
  • The Organisation

    Artistes 100 Frontières is an organisation wich aims to promote artistic freedom in the world, mainly in the countries of the Maghreb and especially in Tunisia. It aspires to develop a broad network of support around its cause.

    It is mobilizing to:

    • Promote freedom of artistic expression and creativity around the world;
    • Challenge to put an end to censorship laws and regulations that restrict artistic expression and creativity;
    • Defend censored and/or persecuted artists ;
    • Raise public awareness on issues related to freedom of artistic expression and creativity;
    • Help bring together professionals, artists, cultural operators, academics and journalists around freedom of artistic expression and creativity.

     

  • Les projets

    Les projets

    Le Musée du BardonPourquoi « Artistes 100 frontières » ?

    Artistes 100 frontières vise deux objectifs :

    • Un objectif propre au secteur culturel en soutenant la création artistique dans les pays où la culture est fragilisée pour des motifs d’ordre politique : ce soutien vise toutes les dimensions de la création artistique (transfert de compétences et de savoirs, soutien économique, garantie des libertés et sécurité physique des artistes quand ils sont menacés via la liberté de circulation) ;
    • Un objectif plus large visant à faire de la culture un outil de développement et de stabilisation notamment à travers la formation des jeunes, la structuration d’une filière et le soutien à une société civile active.

    Comment atteindre ces objectifs ?

    Pour atteindre ces objectifs, Artistes 100 frontières souhaite :

    • Créer un vaste mouvement de soutien dans l’opinion publique et plus particulièrement les milieux culturels et artistiques français et européens ;
    • Favoriser les échanges et la mobilité des artistes en lançant un réseau de « parrainage » entre artistes ;
    • Sensibiliser les acteurs d’influence (politiques, journalistes, universitaires, bloggeurs, chefs d’entreprise, dirigeants d’établissement) aux sujets culturels dans les pays menacés ;
    • Mobiliser les financements publics et privés (français et européens) pour soutenir un programme d’initiatives concrètes sur le terrain ;
    • Devenir des lanceurs d’alerte de la liberté d’expression et de la liberté des artistes.

     


     

    Al Khalimat 2016 : « Danser avec les mots »

    Les frontières de l’invisible : « ’l’exil d’un côté, la barbarie de l’autre »

  • Objet de l’association

    Cette association a pour objet la liberté de création des artistes dans le monde, notamment dans les pays du Maghreb et particulièrement la Tunisie. Elle a pour ambition de développer un large réseau de soutien à cette cause.

    Elle se mobilise pour :

    • promouvoir la liberté de création et d’expression des artistes dans le monde;
    • lutter pour faire cesser la censure, combattre les lois et les réglementations visant à restreindre la liberté de création et d’expression des artistes;
    • défendre les artistes censurés ou persécutés.
    • sensibiliser l’opinion publique aux questions de la liberté de création et d’expression;
    • favoriser les rencontres entre professionnels, artistes, opérateurs culturels, universitaires, journalistes autour de la liberté de création et d’expression artistique.

    Portraits : « Notre rôle consiste avant tout à tisser des liens »

    Ils sont une poignée de membres, mais ils ont l’énergie d’une association qui joue dans la cour des grands. Ils sont quelques-uns aux manettes, une dizaine en coulisse et surtout tout un réseau, convaincus à leur cause : promouvoir la culture au cœur du Maghreb et en particulier en Tunisie.

    Ce petit pays, coincé entre l’Algérie et la Libye tente de construire une nouvelle république après le printemps arabe de 2011. Alors que les premières élections municipales viennent de se tenir, la construction de l’espace public démocratique n’en est qu’à ses débuts. La Tunisie a dû simultanément faire face à la poussée de l’islamisme, aux attentats qui l’ont ensanglantée, à une économie exsangue, à un chômage de masse de sa jeunesse et à une pression des bailleurs de fonds internationaux. Comme les membres de l’association l’entendent régulièrement dans les rues, « la liberté ne donne pas à manger ». C’est vrai.

    « La culture peut libérer et créer des individus libres. La culture crée de nouveaux imaginaires qui sont indispensables pour affronter le monde réel ».

    Mais chacun d’entre eux croit au pouvoir émancipateur de la culture. C’est ce terreau commun qui les unit, alors qu’ils viennent d’horizons différents. « Nous avons cette conviction que la culture peut libérer et créer des individus libres. La culture crée de nouveaux imaginaires qui sont indispensables pour affronter le monde réel », résume Antoine Manologlou, le Président d’Artistes 100 frontières. « La société civile peut se mobiliser pour que la culture rayonne sur tous les territoires car elle sort des sentiers battus. Aider cette Société civile qui s’engage au travers de la culture, cette notre façon à nous de contribuer à la transition démocratique de la Tunisie », complète le Secrétaire général, Nils Pedersen. « D’autant que nous n’avons toujours pas digéré la réaction des autorités françaises lors du début de la Révolution : proposer des matraques plutôt qu’une main tendue, c’était franchement pathétique et bien loin de l’idée de la relation franco-tunisienne que nous souhaitons » tient à poursuivre Nils. « Le rôle de notre association est de créer des synergies entre artistes et établissements français et maghrébins » complète Monia Triki, Vice-Présidente.

    L’association accompagne ainsi Ness El fen dans l’organisation de son festival de danse et de documentaires. Chaque année, elle propose à des artistes français de venir en Tunisie, découvrir le travail de jeunes artistes tunisiens. Monia Triki explique ainsi : « notre vocation est d’accompagner des artistes, en particulier des artistes émergents maghrébins, dans le début de leur parcours. Cet accompagnement passe par la rencontre et la transmission en particulier d’artistes européens. Si certains artistes tunisiens ne peuvent pas facilement quitter le pays en raison des difficultés à obtenir des visas, le projet permet de provoquer des rencontres, des échanges, des synergies. » La force d’Artistes 100 frontières tient en effet à sa capacité de mobilisation. En à peine 3 ans, l’association a réussi à mobiliser des dizaines d’artistes français en Tunisie comme Maguy Marin, Stanislas Nordey, Angelin Preljocaj, Maguy Marin, Blanca Li, Rachid Ouramdane, Julie Gayet ou encore Abdellatif Kechiche.  « Artistes 100 frontières fonctionne avec peu de moyens mais avec force et inventivité. Nous devons nous réinventer en permanence pour permettre à ces projets d’exister, malgré toutes les difficultés que nous pouvons rencontrer. Et c’est pour cela que les artistes viennent avec nous en Tunisie. Car ils savent que nous mettons d’abord toute notre énergie et notre engagement pour faire vivre ces projets et accompagner les jeunes artistes du Maghreb, pour qu’ils puissent créer en toute liberté, en s’ouvrant au monde » conclut le trio.

    « Nous mettons d’abord toute notre énergie et notre engagement pour faire vivre ces projets et accompagner les jeunes artistes du Maghreb, pour qu’ils puissent créer en toute liberté »

    « Notre soutien à Ness El Fen est un début structurant, mais nous avons envie d’aller encore plus loin », poursuit Monia. En effet, Artistes 100 frontières a mille idées en stock. Encore faut-il pouvoir les mettre en œuvre. « Notre rôle consiste avant tout à tisser des liens. Quand on regarde la longue liste des artistes qui ont coopérés avec le tissu culturel tunisien, on peut se réjouir » indique avec fierté Antoine, animé par cette envie de transmettre, de dialoguer et d’échanger avec les publics les plus larges possibles. C’est ainsi que l’association met en relations artistes, professionnels de la culture et le réseau des entreprises mécènes et des fondations. Par la seule force de leurs convictions et de leur engagement sincère. « S’impliquer quand on n’a pas d’enjeux personnel, cela démultiplie notre engagement. On en revient à l’essence même du bénévolat. Chacun vient aider en fonction de son temps et de ses compétences » résume Nils.

    Mai 2018 


    Association déclarée le 31 juillet 2015 à la Préfecture de Police de Paris sous le numéro W751230334

    Siret : 824 911 408 00014

  • Les instances de gouvernance

    Le bureau

    Président : Antoine Manologlou

    Trésorier : Nils Pedersen

    Secrétaire général : Monia Triki