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  • Chaillot invite Ness el Fen

    Chaillot invite Ness el Fen

    Le 25 mars 2025, une soirée exceptionnelle à Chaillot – Théâtre national de la danse (Paris)

    La révolution, la crise de la Covid, la guerre en Ukraine, ont constitué autant de chocs qui ont soumis la Tunisie à une très grande fragilité économique, confortée par une instabilité politique sans répit. Sans compter le discours identitaire véhiculé par les autorités qui s’impose intensément depuis 1 an, consécutif aux secousses du conflit israëlo-palestinien ici, comme dans toute la région. 

    Les artistes, le monde de la culture en général, après une parenthèse d’espoir vite dissipée, n’échappent pas à cette emprise qui les plonge dans une atmosphère générale pesante où les perspectives d’avenir sont limitées, les situations de travail toujours précaires, et la possibilité de circuler hors du pays se resserrent. Ce n’est pas nouveau bien sûr… la profession de danseur en Tunisie a toujours relevé du parcours du combattant, une épreuve partagée par la majorité des danseurs-chorégraphes qui luttent au quotidien pour préserver et cultiver leur passion, en faire un métier et trouver leur place dans une société, leur communauté, souvent très éloignéesde ces préoccupations.

    Pourtant, tant de vocations de jeunes artistes tunisiens ne demandent qu’à s’épanouir, alors même que le développement de la danse contemporaine tunisienne constitue l’un des phénomènes moteurs de l’émergence d’une scène chorégraphique dans le monde africain et arabo-musulman. Et c’est aussi pour cela qu’Artistes 100 Frontières souhaitent accompagner ces artistes à se produire en Europe.

    A l’invitation de Chaillot-Théâtre National de la Danse, Ness El Fen organisera avec notre association une soirée exceptionnelle pour célébrer la danse et la créativité tunisienne dans toute sa diversité, à la fin du mois de Ramadan, le 25 mars 2025. Cette nuit tunisienne à Paris sera le 1er jalon, d’une prochaine collaboration plus riche, dans le cadre de « Chaillot-Expérience » à l’occasion de la Saison Méditerranée en 2026.

    Grand moment de réconciliation et de convivialité, cette soirée ramadanesque sera rythmée par les jeunes danseurs de la compagnie Syhem Belkhodja et des artistes acteurs et actrices de leur temps, comme porte-flambeaux d’une fête des sens et de la rencontre fraternelle entre la France et la Tunisie.

    18h30 > 19h30
    Concert de musique soufie d’Haythem Hadhiri

    19h30 > 20h00
    Danse contemporaine « Hiwar »

    20h00 > 20h30
    Pause repas/Temps de discussions et d’échanges

    20h30 > 21h30
    Concert de Ÿuma

    21h30 > 22h00
    Danse contemporaine « Houdoud »

    22h00 > 22h30
    DJ set de Mofak

    Avec la collaboration des designers Anissa Aida & Salah Barka pour les costumes de scène.

    Alors, nous vous attendons nombreuses et nombreux ! Billet gratuit sur le site du théâtre national de Chaillot

  • Actualités

    May B voyage en Tunisie

    Juin 2022

    L’association Artistes 100 Frontières et l’association Ness El Fen associent leurs forces et moyens pour un projet de transmission de la pièce la plus emblématique de la danse contemporaine française « May B » de la chorégraphe Maguy Marin.

    C’est une relation privilégiée entre deux chorégraphes, Sihem Belkodja et Maguy Marin qui permet d’initier ce magnifique projet de transmission pour de jeunes danseurs tunisiens. Elle est transmise par un danseur tunisien actuellement danseur régulier de la Cie Maguy Marin et anciens de l’école Belkodja. 

    Le projet se déroule en deux parties : 

    • la première se déroulant en Tunisie sur une période de six semaines,
    • la seconde d’une semaine dans le lieu de travail de la compagnie Maguy Marin Ram Dam à Sainte-Foy-Lès-Lyon.

    Les jeunes danseurs tunisiens et leurs accompagnateurs sont entièrement pris en charge (voyages, hébergement et nourriture sur la période en France…). Cette dernière semaine se ponctuera par une série de représentations au public qui fréquente l’équipement.

    Artistes 100 frontières finance la quasi-intégralité du projet. 

    A propos de l’œuvre : 

    « May B », créé en 1981 par Maguy Marin, durée 1h30

    10 interprètes, musiques originales Franz Schubert, Gilles de Binche, Gavin Bryars

    May B est un récit lointain, reculé, surgi d’un temps sans époque, d’une vie sans ordre ni mesure, d’une tension enfouie dans les rêveries de l’étrange, sans mémoire, sans histoire. La force et la puissance de May B tient dans la capacité de raconter des histoires de brisures constitutives, de mises au monde et d’enfance, de grognements et de hurlements aboutissant dans l’arc de son récit — anti-théâtral par son extrême théâtralisation — à la reconstitution d’une parade parfaitement expressionniste. C’est une fable matricielle du corps et des corps-à-corps qui met en jeu, dans son opposition à la narration, la forme des errances par des continuités qui enfantent et laissent surgir le dionysiaque comme manière de façonner la continuité d’émotion et de commotion rattrapées par la queue endiablée de l’humour. May B sait inscrire, dans l’invention d’une forme lyrico-grotesque, le renouvellement de ce quelque chose qui est « danser », en gardant devant soi tous les possibles dont « danser » lui-même dispose, les replaçant comme un jeu qui pousse jusqu’à traîner la danse dans la danse. Et le voyage par lequel s’achève l’action rassemble dans quelques valises la rouille de l’histoire de chacun partant vers une destination sans destin, comme la litanie finale, répétée à l’infini dans un bredouillement plaintif, recolle et redistribue toutes les cassures : les danseurs renvoient à chacun des spectateurs l’image rêveuse des Eldorados et des Terres promises, ainsi que les solutions possibles d’une histoire qui noie toute détresse. 

    En savoir plus sur la compagnie Magui Marin


    Une master-class de Pedro Pauwels

    Janvier 2022

    Pedro Pauwels, danseur et chorégraphe, est une figure reconnue de la scène contemporaine. Outre la production d’un riche répertoire, il œuvre depuis plus de 30 ans pour développer et transmettre la danse contemporaine. C’est à ce titre qu’il a accepté l’invitation d’Artistes 100 Frontières pour animer un master class à Djerba du 22 au 26 décembre 2021. Une dizaine de jeunes danseurs ont ainsi pu participer à cette formation.

    « Durant ce séjour, j‘ai travaillé à la recherche de matériaux chorégraphique pour le projet de duo autour de la notion « D’amour » proposée par Syhem Belkodja, j’ai plus particulièrement travaillé avec deux danseurs, à l’issue de ces 3 jours de travail, une ébauche de 7 minutes a été réalisée.

    Cette ébauche a été retravaillée par la suite par un autre chorégraphe et le travail finalisé présenté durant les soirées à l’opéra de Tunis consacrée à la thématique de l’amour.

    J’ai rencontré des danseurs à l’écoute, investis, en quête de nouvelles rencontres et expériences chorégraphiques ».

    Pedro Pauwels


    Covid-19

    Avril 2019

    En raison du confinement généralisé et des mesures sanitaires mondiales, l’activité de l’association est fortement réduite jusqu’à nouvel ordre. Nous apportons tout notre soutien à chacun et chacune dans cette épreuve. 


    Crossing the line

    Octobre 2018

    Artistes 100 frontières a apporté son concours en ingénierie culturelle à Syhem Belkhodja dans le cadre de sa performance présentée au FIAF (French Institute – Alliance Française à New-York) en octobre 2018.

    Un projet présent dans le cadre de BRIDGING: An International Dialogue on Diversity and Inclusion in the Arts, soutenue par l’Edmond de Rothschild Foundations

  • Docs à Tunis

    Au delà des apparences, la fabrique du réel

    Décentrer le regard, ouvrir le champ

    Depuis son lancement en 2006, Doc à Tunis n’a de cesse d’élargir notre champ de vision en donnant à voir de multiples points de vue sur le monde portés par des réalisateurs d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des Amériques. Le genre documentaire a la force de filmer le réel au plus près tout en en perturbant les règles. Par son déplacement cinématographique, il apporte des nuances et des variations qui ont le pouvoir de déstabiliser la pensée unique, de traverser les apparences, tordre les clichés. Mû par un engagement du regard, le film documentaire fabrique du réel à partir de la réalité parfois la plus crue, d’un quotidien, à partir de personnes et de paysages qu’on ne voit plus ou qu’on n’entend pas, si proches ou si lointains, à partir de nous, de notre humanité.

    Une fabrique citoyenne et durable

    A l’ère du zapping, de la fragmentation de l’attention et de la démultiplication des images, Doc à Tunis revendique plus que jamais la nécessité de prendre le temps de voir un film documentaire ensemble, qui reflète et interroge la complexité du monde. Les films documentaires sélectionnés dans Doc à Tunis sont avant tout l’œuvre d’auteurs engagés dans leur environnement qui entretiennent un lien particulier avec leur réalité, artistique et éthique. Ils posent un regard dessus, s’en emparent, la creusent, la malaxent, pour mieux Voir. De singularité en singularité, aux quatre coins du globe, se tisse alors une communauté de regards citoyens dans laquelle Doc à Tunis et tous ceux qui l’accompagnent depuis sa création se reconnaissent. Grâce à une programmation exigeante, des rencontres et des espaces de discussion, le festival contribue ainsi à forger un regard critique et à développer la conscience des publics tunisiens sur l’actualité, le sens du politique et leur place dans le monde. Les salles de cinéma le 4ème Art, la Maison de la Culture Ibn Rachiq, le Colisée, le Mondial, et la nouvelle Cité de la Culture, seront des espaces propices, au cœur de la capitale tunisienne, à la circulation du film documentaire dans l’espace public et ouverts à l’échange. Car la fabrique du commun, l’expérimentation du réel, essentielles à la mission de Doc à Tunis dans la cité, ne vaut que si elles sont partagées et que s’il y a appropriation des films et des questions soulevées par les films dans le temps. S’adresser au public le plus large, à chaque édition, depuis 13 ans, quelles que soient les circonstances, tel est l’un des principes fondateurs de Doc à Tunis, festival qui réaffirme son choix d’être entièrement gratuit et qui fait le pari de la longévité.

    Catalyseur de talents

    Doc à Tunis a toujours joué le rôle de catalyseur de talents pour de nombreux jeunes étudiants et cinéastes amateurs qui après avoir éprouvé leur vocation au cours du festival, se sont lancés dans l’aventure du documentaire. L’intérêt pour le genre a été, depuis, relayé et pris en compte par le festival officiel des Journées Cinématographiques de Carthage qui a ouvert sa programmation au documentaire en lui consacrant plusieurs sections spécifiques. D’autres initiatives ont suivi également dans le pays (festivals à Douz, Médenine, Redeyef, compétition à Djerba…) qui en assurent la promotion à travers production, diffusion, communication et ateliers de formation. Ces manifestations, sans compter les nombreux nouveaux films nés après 2011, témoignent de la vitalité du genre documentaire en Tunisie, de l’existence d’un public ainsi que d’un véritable tissu culturel et associatif. Dans ce sens, les membres de la Fédération Tunisienne des Ciné-Clubs (FTCC) et les étudiants des écoles de cinéma de Tunis et toutes les associations de cinéma qui le souhaitent, seront associés à la construction de Doc à Tunis 2018, autour des multiples master class et rencontres professionnelles.

    Une sélection de films de création, unique à Tunis

    Depuis ses débuts, Doc à Tunis puise inspiration et soutien auprès de festivals prestigieux avec lesquels il a construit des partenariats actifs (le FID de Marseille, l’IDFA d’Amsterdam, le Film documentaire de Lusses, le Cinéma du Réel de Paris, Visions du réel-Festival international de cinéma de Nyon ainsi qu’avec le Département documentaire de Arte). Cette année encore, des films sélectionnés voire ou récompensés en 2016 et 2017 par les plus grands festivals internationaux du documentaire seront choisis dans la programmation. Doc à Tunis est un « festival sans visa », qui offre aux publics tunisiens l’occasion de voir des films nouveaux, d’une grande exigence cinématographique, pour la première fois à Tunis — car ils sont seulement diffusés dans des festivals étrangers. En effet, le festival privilégie la création documentaire contemporaine, la plus récente, venant de tous les continents, dont les démarches artistiques originales sont en phase avec les préoccupations du monde actuel. Master class et rencontres Toujours dans un esprit de filiation et transmission, Doc à Tunis proposera aux cinéastes tunisiens Hamza Ouni, Nouri Bouzid, Hichem Ben Ammar ainsi qu’à des réalisateurs internationaux invités, de diriger des masters class sur le documentaire au sein de l’EDAC (Ecole des Arts et du Cinéma de Tunis). Certains ateliers plus techniques s’adresseront aux professionnels et étudiants de cinéma, d’autres plus générales seront ouvertes aux cinéphiles et au grand public. Seront invités à ce tremplin cinéphile et professionnel, six cinéastes internationaux emblématiques d’une génération aux multiples talents : la marocaine Tala Hadid, le syrien Ziad Kalthoum, le congolais Dieudo Hamadi, ainsi que trois autres documentaristes français. Ces moments constitueront des occasions importantes d’échange et de partage d’expériences pour les jeunes réalisateurs tunisiens, pours les publics, et pour le rayonnement du festival hors de ses frontières. Décentralisation culturelle dans les régions Cette 12ème édition, fidèle à la liberté d’expression et de création acquise après la révolution de décembre 2010-janvier 2011, mettra particulièrement à l’honneur l’extraordinaire laboratoire de création documentaire des jeunes cinéastes tunisiens né dans le sillage de cette période charnière. En tant que plateforme de promotion de la production nationale, le festival lancera une section dédiée aux films documentaires tunisiens réalisés après la révolution qui sera diffusée dans les régions intérieures, Kairouan, Bizerte, Sfax, Zaghouan ,Sidi Bouzid et Nefta, puis suivie de tables rondes avec les publics. Poursuivant ainsi sa mission de décentralisation culturelle, Doc à Tunis s’implique dans le mouvement collectif en faveur de la sensibilisation des publics des régions éloignées des foyers culturels grâce à l’appui de ses nombreux relais locaux.

    Du 25 au 29 avril 2018 à Tunis, en partenariat avec Artistes 100 Frontières

    Programme complet sur http://www.nesselfen.org

  • Bagnolet By Tunis

    Bagnolet By Tunis est une résidence organisée à Bagnolet (Ile-de-France) en direction des jeunes artistes-interprètes issus du Maghreb ou de l’Afrique subsaharienne. C’est également un lieu d’accueil et de résidences entre de professionnels pour brasser les disciplines et les approches de la culture. Cette résidence permet d’héberger temporairement et d’accompagner durant leur séjour en France ces jeunes artistes-interprètes.

    Ness el Fen (Tunisie) et Artistes 100 frontières (France) se sont ainsi associés dans la réussite de ce projet.


    Lyes Bessrour (Tunis) – Cinéaste

    Lyes Bessrour

    Dans le cadre de la préparation du festival Docs à Tunis, Lyes a pu inaugurer le premier séjour à Bagnolet. L’association Artistes 100 frontières s’est mobilisée à ses côtés pour lui permettre de rencontrer producteurs et distributeurs de films à Paris. Il a ainsi pu nouer des liens avec des professionnels du cinéma afin d’alimenter la programmation du festival de documentaires « Docs à Tunis » dont il est le directeur artistique.

    Il souhaite proposer au public tunisien « un regard sur le monde d’aujourd’hui » au travers de la sélection de ces films. « Enrichir Docs à Tunis, le faire évoluer, pour qu’au-delà des films que nous projetons, des cinéastes viennent nous rejoindre à Tunis pour échanger avec la jeunesse tunisienne », telle est l’ambition de Lyes.

    Résident Avril 2018


    Oumaima Manai (Tunis) – Chorégraphe

    Oumaima est une chorégraphe et interprète tunisienne. Elle commence à danser à l’âge de 4 ans et intègre à 7 ans, le Ballet National de Tunis. En 2004, elle rejoint le « Sybel Dance Company ». Elle intègre ensuite la formation d’artistes chorégraphes au sein du Centre Méditerranéen de danse contemporaine à Tunis où elle s’enrichit en côtoyant plusieurs chorégraphes et artistes danseurs. S’intéressant à des domaines artistiques différents, toujours curieuse et avide de nouvelles rencontres et expériences, elle décide de partir en Belgique pour rejoindre la prestigieuse école PARTS chez Anne Teresa De Kreesmaker.

    En 2015, Oumaima Manai décroche le 1er prix du meilleur spectacle et interprétation par la Fondation TOTAL et l’Institut français lors du festival « Danse l’Afrique – Danse régionale en Tunisie ».

    Sensible à la transmission, elle se voit confier la direction artistique de la 13ème édition du Festival Tunis Capitale de la danse. Elle confirme aussi ses capacités pédagogiques et passe son amour pour la danse et l’art en assurant pendant 10 ans des cours dans l’école de danse pour enfants de 4 à 18 ans au centre culturel Menzah 6 en Tunisie.

    La jeune artiste s’enrichit d’année en année par ses différentes expériences et ses échanges culturels, par sa volonté de toucher différents domaines artistiques, lui permettant ainsi d’avoir un accord perceptible grâce au rythme et à la composition chorégraphique ainsi qu’une vision personnelle et une certaine rage de développer son propre univers. Un univers qui s’exprime par une gestuelle inspirée par une symbolique religieuse, la féminité, le sensoriel, le matériel. Son rêve est de développer l’art en Tunisie, son pays natal et de transmettre cette passion en faisant explorer à ceux qu’elle forme ou aux artistes avec qui elle collabore, leurs capacités de création, d’expressions et leur apporter une contribution spécifique, complémentaire et irremplaçable pour tout ce qui relève du sensible, du sensoriel et du corporel… Pour elle, « la danse n’est pas la perfection du corps, ou la beauté des membres, c’est plutôt la force qui n’a pas de limites et l’expression de la perfection de l’esprit ».

    Résidente Novembre 2018

  • هدف الرّابطة

    فنّانين بلا حدود

    تهدف هذه الرابطة حرية الفنانين المبدعين في العالم، وخاصة في بلدان المغرب العربي، وبالأساس تونس. ويهدف .البرنامج إلى تطوير شبكة واسعة من الدعم لهذه القضية

    : هدف الرّابطة

    دعم و تطوير الفن في بلدان المغرب –

    تعزيز و دعم حرّيّة الإبداع و التّعبير في الفن بشتّى مجالاته –

    -الكفاح ضدّ وقف القوانين و اللّوائح المعرقلة لتقييد حريّة الإبداع في الفن –

    رفع مستوى الوعي لقضايا حريّة الإبداع –

    تشجيع و تدعيم للّقاءات بين الفنّانين و العاملين في الثّقافة و الأكادميّين حول العالم لحريّة الإبداع الفنّي

     

  • EL Fabrica

    Les attentats du Bardo, de Sousse et plus largement dans le monde, questionnent sur le vivre ensemble. La transition postrévolutionnaire dans laquelle est engagée la Tunisie tend à démontrer que des fortes tensions menacent la stabilité du processus de démocratisation. La jeunesse tunisienne de régions intérieures est laissée en marge du progrès créant autant d’appels d’air à la radicalisation, faute d’avenir meilleur. Conjuguée au chômage, qui s’élevait en moyenne en 2016 à 15,6 % au sein de la population active et 23,1 % chez les femmes, cette situation explique le nombre de départs massifs de jeunes au sein de l’organisation terroriste Daesh.

    Fort de son expérience et de son engagement en faveur de la jeunesse, Ness El Fen a élaboré en 2016 « El Fabrica, un passeport pour la vie » pour contrer le développement de Daesh qui « propose un passeport pour la mort ». L’ambition est de redonner une dignité, de l’espoir et un socle éducatif à ces jeunes filles et jeunes garçons déscolarisés, demandeurs d’emplois ou salariés précaires afin de les éloigner de la déliquescence et des extrémismes religieux. Pendant 6 mois, Ness El Fen a ainsi expérimenté un dispositif de création artistique. Après avoir auditionné plus de 1000 danseurs, 10 jeunes dans 10 régions du sud du pays ont été sélectionnés et ont bénéficié d’ateliers de pratique artistique. L’objectif était de faire travailler ces 100 jeunes sur le rapport au corps (rapport avec soi-même et au monde), leurs rapports aux autres (place de la mixité) afin de les émanciper de leur déterminisme social.

    Par son immersion dans le monde de la danse, le jeune acquiert ainsi des valeurs, des savoir être et des savoir-faire propres au monde du travail : le respect des horaires et des délais, le travail en équipe, autant d’atouts indispensables à maitriser pour entrer de plain-pied dans la vie active. Le projet artistique permet également d’appréhender la réalité de secteur d’activité qu’est le spectacle vivant : la technique (aménagements du plateau…), l’administratif (la circulation des compagnies…) et bien sur l’artistique.

    Le projet permet également aux jeunes d’un même groupe de se rencontrer, d’échanger, et d’apprendre à créer ensemble, au-delà de leurs différences. Il contribue ainsi à l’ouverture des jeunes au monde qui les entoure et permet de les sortir de leur enfermement : d’abord à l’échelle du groupe, puis dans leur région, en tant « qu’ambassadeur » auprès d’autres jeunes. Ces 10 groupes ont travaillé chacun en autonomie pendant 6 mois : les plus assidus se sont rendus à Tunis en mai 2016 pour présenter et confronter leur travail face à un vrai public lors de « Tunis Capitale de la Danse » où des prix leurs ont été remis. A travers la pratique de pièces chorégraphiques étrangères, un dialogue interculturel s’est initié, notamment avec les danseurs ou chorégraphes venus spécialement en Tunisie. Ces jeunes ont pu retrouver confiance en eux et dans leurs propres capacités d’action : ils ont à leur tour organisé un festival, créer un studio de danse ou de musique.

    Fabrica à Tunis Capitale de la Danse 2016 from EDAC Tunisie on Vimeo.

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  • Les frontières de l’invisible

    Les frontières de l’invisible

    Après 30 ans Déjà et Turbulences, la danseuse et chorégraphe tunisienne Syhem Belkhodja revient au Pavillon Noir pour sa nouvelle création Les frontières de l’invisible. Une pièce écrite dans les soubresauts de l’histoire contemporaine et les replis nauséeux de l’âme humaine : l’exil d’un côté, la barbarie de l’autre. Et son éternel recommencement, hélas ! Par la danse, Syhem Belkhodja remet en cause les frontières du corps et nos limites de déplacement. Elle dit la marche d’un artiste migrant, réfugié, qui erre à la recherche d’un refuge pour une vie solitaire. Une survie, en réalité. Elle dresse le portrait en filigranes d’hommes ou de femmes rendus à l’anonymat, elle évoque des intérieurs plongés dans l’obscurité, des yeux fermés sur des rêves inaccessibles… Pour tresser les frontières de l’invisible, « six danseurs et un rail traversant la scène, comme pour un travelling de vie. Six personnages issus d’un monde sans identité avec des racines troubles ; où, quand, des indignés » écrit-elle. Dans nos cœurs, il pleut des images sur Les frontières de l’invisible, il vente des sons en rafales. Impossible de rester sourd, impossible de se taire.

    Frontières de l'invisible

    Création 2016 Pièce pour 6 danseurs Chorégraphie Syhem Belkhodja Production Ness El Fen Coproduction Ballet Preljocaj / Pavillon Noir – Centre Chorégraphique National Aix-en-Provence.

     

    Grand Studio / Jeudi 6 Octobre 2016 à 20h30 / Vendredi 7 octobre à 20h30 / Samedi 8 octobre à 19h30

    Durée  : 1h15

    Frontières de l’invisible (Reportage El Hiwar Ettounssi) from EDAC Tunisie on Vimeo.

     

     

  • Our projets

    Artistes 100 Frontières pursues two objectives:

    • Rooted in the cultural sector; the support of artistic creation in countries where culture is
    • A broader goal that aims to transform cultural initiatives into a stabilization and

     

    How to achieve these objectives?

    To achieve these objectives, Artistes 100 Frontières will:

    • Create a far-reaching movement of support in public opinion and more specifically in French
    • Encourage exchanges and mobility by launching a « sponsorship » between artists;
    • Raise awareness and influence (politician, journalists, academics, bloggers, entrepreneurs
    • Mobilize both public and private funding (French and European) to support a program of
    • Become whistleblowers for freedom of expression and the freedom of artists
  • The Organisation

    Artistes 100 Frontières is an organisation wich aims to promote artistic freedom in the world, mainly in the countries of the Maghreb and especially in Tunisia. It aspires to develop a broad network of support around its cause.

    It is mobilizing to:

    • Promote freedom of artistic expression and creativity around the world;
    • Challenge to put an end to censorship laws and regulations that restrict artistic expression and creativity;
    • Defend censored and/or persecuted artists ;
    • Raise public awareness on issues related to freedom of artistic expression and creativity;
    • Help bring together professionals, artists, cultural operators, academics and journalists around freedom of artistic expression and creativity.